26.01.2012
Bon bah, c'est fini
Hello,
Je m'excuse de ne pas avoir posté plus tôt de note post-élimination-définitive-même-si-on-s'y-attendait-déjà-franchement-beaucoup, j'étais bien trop occupé à me mettre chiffon dans les bars serbes. Saloperie de pinte à 1€50.
Tout ça pour dire que nous sommes éliminés, mais qu'après avoir fait la part des choses, après avoir vu les joueurs s'amuser et rigoler en boite hier soir après la défaite face à l'Islande, je me dis qu'il n'y a rien de vraiment très grave: sans mauvaise allusion footballistique, ce groupe donne l'impression de bien vivre.
Au bout du compte, la vraie question qu'on peut se poser, c'est celle du chat noir: puisque j'ai suivi l'équipe de France de hand pour la première fois cette année, je suis à un totale de 100% d'éliminations honteuses, ce qui est mathématiquement un bilan tout à fait négatif, ne nous le cachons pas. Surtout que c'est pas comme si cette équipe avait tout gagné avant. Bref... Je me considère comme l'unique responsable de l'échec. Onesta n'a pas infirmé l'hypothèse.
Sinon, les joueurs sont repartis jeudi matin vers la France. Comme ils ont bloqué toutes les places sur les vols, nous autres journalistes devons attendre vendredi et passer une journée à Belgrade. Ce qui me permet de donner un avis définitif sur ce pays: qu'il fasse beau, qu'il pleuve, qu'il neige, qu'il fasse jour, qu'il fasse nuit, c'est moche. Mais l'ambiance est agréable et il y fait bon vivre. En tout cas le soir. Saloperie de pinte à 1€50.
Du coup, on a vu une dernière fois Claude Onesta aujourd'hui. Lui est obligé de rester en Serbie pour accueuillir les partenaires, qui n'arrivent que demain parcequ'ils avaient prévus que les Bleus iraient au bout (pas de chance, Hortense). Il nous a expliqué pendant 30 minutes ce qu'il nous explique depuis quinze jours: la préparation a été mauvaise, les joueurs avaient les J.O dans la tête, mais au final ils ont été courageux. Du coup, un certain collègue d'une certaine radio très branchée sport (au début je voulais balancer, et puis je me dis qu'un jour peut-être je serai amené à le recroiser...) s'est très légèrement assoupi l'espace de quelques secondes. Saloperie de pinte à 1€50.
Bon, je vais tenter de plonger mon visage fatigué dans la piscine de ce charmant hôtel Continental de Belgrade, qui est probablement le témoin vivant le plus frappant des heures les plus sombres de la dictature de Tito.
A bientôt,
Bertrand
19:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note








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